Ceci est une traduction de l’article The skinny on scopes publié sur Edge Rails.

Je me souviens de mon cœur faisant des bonds lorsque le plugin has_finder de Nick Kallen a été implémenté dans rails core sous le nom de named_scope.
named_scope a rapidement rejoint la liste de mes outils préférés de par sa merveilleuse manière de créer des requêtes logiques encapsulées et réutilisables.
Alors qu’il avait ses points faibles (pour ne pas le nommer, le manque du support de :joins et :include), il a redéfini ma manière de penser la logique de mes modèles.
Une fois que vous avez gouté au plaisir des named_scopes, vous ne pouvez jamais revenir en arrière.

Et maintenant Rails 3 arrive avec son refactoring complet de ActiveRecord. Que deviennent nos cher named_scope ? Pour faire simple, cela a été renommé en scope et vous pouvez les utiliser comme vous le faisiez déjà … Mais de manière plus aisée.
Voyons un peu ce que l’on peut faire avec ces scopes dans Rails 3.

Usage basique

Supposons un modèle Post avec des champs published_at, title et content.
Dans rails 2.x, nous devrions définir les scopes published et recent.

class Post < ActiveRecord::Base
    named_scope :published, lambda {
        { :conditions =>
            ["posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now]
        }
    }
    named_scope :recent, : order => "posts.published_at DESC"
end
La raison pour laquelle nous utilisons un lambda ici est que cela permet de reporter l’exécution de Time.zone.now au moment ou la scope est effectivement invoquée.
Sans ce lambda, le moment retourné serait celui ou la classé est évaluée. Pas la scope elle même.

Avec Rails 3, l’architecture d’ActiveRecord est maintenant basée sur une classe Relation. Classe que vous pouvez voir comme une sorte de « named_scope on steroids », permettant de de chainer chaque requête directement dans ActiveRecord.

Vous pouvez voir comment utiliser les méthodes where, ordre etc dans l’article de Pratik sur cette nouvelle interface ou bien encore dans ce Railscast.
Comprendre ceci est important étant donné que les nouvelles scopes sont construites autour de cela.

Voyons comment. Voici nos deux différentes scopes portées sous Rails 3.

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
    scope :recent, order("posts.published_at DESC")
end

Alors que la logique reste la même (les portions SQL), vous pouvez commencer à voir comment les scopes utilisent la nouvelle interface de requêtage pour construire directement la requête au lieu de construire un hash d’options comme c’était fait dans Rails 2.
Ceci est le tout premier aperçu de la flexibilité que la nouvelle interface apporte à nos scopes.
Elles ne sont plus construites différemment que n’importe quelle requête. Elles sont construites au dessus des mêmes méthodes que vous pouvez utiliser lorsque vous construisez directement vos requêtes.
Cette consistance est maintenant présent partout dans ActiveRecord.

Mais ce n’est pas tout …

Réutilisation des scopes

Supposons que nous désirions modifier notre scope « recent » pour n’inclure que les posts publiés. Nous avons déjà défini ce que published signifie et nous ne devrions donc pas avoir à le redéfinir pour créer une nouvelle scope.
Aucun problème ! Nous pouvons chainer les scopes elles mêmes et c’est ce que nous allons faire ici.

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
    scope :published_since, lambda { |ago|
        published.where("posts.published_at >= ?", ago)
    }
    scope :recent, published.order("posts.published_at DESC")
end

Ca commence à devenir intéressant.

Construction dynamique

Déjà dans Rails 2.3, vous pouvez créer des scopes anonymes afin d’obtenir dynamiquement des scopes chainables selon vos besoins.
Un cas typique d’utilisation est lorsque vous désirez créer une méthode de recherche à laquelle vous pouvez toujours ajouter d’autres manipulations.

Par exemple pour chercher parmi nos posts, nous créons cette méthode qui retournera un scope que vous pourrez par la suite filtrer (notez l’utilisation de « scoped » pour démarrer la chaine avec une scope vide à laquelle d’autres peuvent être ajoutées).

class Post < ActiveRecord::Base
    class << self

        # Cherche dans les champs title et body la chaine donnée.
        # Démarre avec une scope vide et la construit pour chaque attribut.
        # Facilitera l'extraction des définitions des champs de recherche pour le futur.
        def search(q)
            [:title, :body].inject(scoped) do |combined_scope, attr|
                combined_scope.where("posts.#{attr} LIKE ?", "%#{q}%")
            end
        end
    end
end

L’utilisation de inject ici masque l’intérêt de cette méthode si vous n’avez pas l’habitude de voir de telles itérations. Voici une version plus aisée à comprendre contenant les champs de recherche en dur (et qui n’utilise même pas de scope anonyme).

class Post < ActiveRecord::Base
    class << self

        # Moins dynamique mais probablement plus lisible
        def search(q)
            query = "%#{q}%"
            where("posts.title LIKE ?", query).where("posts.body LIKE ?", query)
        end
    end
end

Vu que nous construisons nos scopes autour de la nouvelle interface qui est fortement chainable, nous pouvons faire la chose suivante avec notre méthode de recherche :

# What's in the db, titles ~= publish date
Post.all.collect(&:title) #=> ["1 week from now", "Now", "1 week ago", "2 weeks ago"]
Post.published.collect(&:title) #=> ["Now", "1 week ago", "2 weeks ago"]

# Combinaisons de recherche
Post.search('1').collect(&:title) #=> ["1 week from now", "1 week ago"]
Post.search('1').published.collect(&:title) #=> ["1 week ago"]
Post.search('w').published_since(10.days.ago).collect(&:title) #=> ["Now", "1 week ago"]
Post.search('w').order('created_at DESC').limit(2).collect(&:title) #=> ["2 weeks ago", "1 week ago"]

Vous pouvez imaginer un scénario ou des requêtes bien plus complexes pourront être construites en utilisant des scopes anonymes.
Cool non ?

Scopes multi modèles

Les scopes sont parfaites pour manipuler uniquement les colonnes d’un modèle unique. Mais elles peuvent également être utilisées pour construire des requêtes multi modèles (qui requièrent un join).
Ajoutons à nos posts des utilisateurs (qui peuvent être auteur ou commentateur) et écrivons quelques scopes sur le modèle User qui nous permettront de récupérer uniquement ceux ayant publié des billets et ceux qui ont commenté.

class User < ActiveRecord::Base
    has_many :posts, :foreign_key => :author_id
    has_many :comments

    # Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
    scope :published, lambda {
        joins("join posts on posts.author_id = users.id").
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
        group("users.id")
    }

    # Récupération de tous les utilisateurs qui ont commenté un billet
    scope :commented, joins("join comments on comments.user_id = users.id").group("users.id")
end

Notons également que ActiveRelation est également suffisamment intelligent pour savoir comment faire un join sur la définition de l’association, nous autorisant à placer cette relation en référence.

class User < ActiveRecord::Base
# Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
scope :published, lambda {
joins(:posts). # Inutile de rédiger le SQL
where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
group("users.id")
}

# Récupération de tous les utilisateurs qui ont commenté un billet
scope :commented, joins(:comments).group("users.id") # Just reference :comments
end

C’est une bonne pratique de référencer le nom complet de la colonne, avec sa table (posts.published_at au lieu de published_at).
Cela permet d’éviter des ambiguïtés de noms de colonnes. Particulièrement important lorsque vous construisez des scopes multi modèles ou des colonnes venant de plus d’une table peuvent être jointes.

Pour êtres super flexible, vous pouvez toujours invoquer table_name au lieu de mettre cela en dur.
Pour être franc, c’est quelque chose que je ne fais que rarement. where(« #{table_name}.published_at IS NOT NULL »)

Vu que nous avons l’arsenal complet des opérateurs ActiveRecord à notre disposition dans les scopes, nous pouvons faire des join et des group by dans les scopes qui seront chainées dans les requêtes complexes. Chose que named_scope n’arrivait que rarement à faire.

# Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
User.published.collect(&:username) #=> ["tim", "dave"]
User.published.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users" join posts on posts.author_id = users.id
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-22 21:33:00.892308')
  #   GROUP BY users.id

# Récupération de tous les utilisateurs ayant posté un commentaire
User.commented.collect(&:username) #=> ["ryan", "john", "tim", "dave"]
User.commented.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users" join comments on comments.user_id = users.id
  #   GROUP BY users.id

# Combinaison pour récupérer tous les auteurs qui ont posté un commentaire
User.published.commented.collect(&:username) #=> ["tim", "dave"]
User.published.commented.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users"
  #   join posts on posts.author_id = users.id
  #   join comments on comments.user_id = users.id
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-22 21:33:00.892308')
  #   GROUP BY users.id
Comme fait ici, vous pouvez utiliser to_sql afin de visualiser la requête SQL qui sera exécutée. C’est très pratique lors de débogages.

Opérations CRUD sur les scopes

Vu que ActiveRelation vous permet d’invoquer toutes les méthodes builder/update/destroy, celles-ci sont également accessibles pour les scopes.
Jouons un peu à faire des modifications sur nos scopes au lieu de se contenter de les récupérer.

# Incrémente le nombre de vues pour tous les billets publiés
Post.published.collect(&:views_count) #=> [59, 71, 42]
Post.published.update_all("views_count = views_count + 1")
Post.published.collect(&:views_count) #=> [60, 72, 43]

# On se moque des billets non publiés
Post.unpublished.size #=> 1
Post.unpublished.destroy_all
Post.unpublished.size #=> 0

Vous pouvez également créer un nouvel uplet avec des scopes existantes. Supposons que nous avons une scope (très peu utile) qui ne récupère que les posts avec un certain titre

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :titled_luda, where(:title => 'Luda')
end

Nous pouvons utiliser cette scope pour créer de nouvelles instances (tout comme new, create, …)

Post.titled_luda.size #=> 0
Post.titled_luda.build
  #=> #<Post id: nil, title: "Luda", ...>
Afin de pouvoir utiliser les méthodes de création dans une scope, celle-ci doit définir l’égalité de l’attribut de manière directe dans le where avec un hash comme fait précédemment.

Si nous avions fait un where(« title = ‘Luda’ »), le titre n’aurait pas été propagé dans le nouvel objet.

Pour les grands fou

Une chose qui m’a toujours choqué est la manière dont la logique pour ce qui fait qu’un billet est publié est séparée entre les scopes de la classe Post et celles de la classe User.
Afin de se rafraichir la mémoire

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
end

Ainsi que

class User < ActiveRecord::Base

    scope :published, lambda {
        joins(:posts).
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
        group("users.id")
    }
end

Tout bon développeur va instantanément noter la duplication du where(« posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).

Heureusemnt il existe une méthode pour éviter cette répétition : un merge dont l’alias est ‘&’.
Voyons comment nous pouvons utiliser scope#& afin de faire référence à Post.published dans la scope User.published.

class User < ActiveRecord::Base

    scope :published, lambda {
        joins(:posts).group("users.id") & Post.published
    }
end

Et voici la requête SQL qui sera générée :

User.published.to_sql
  #=> SELECT users.* FROM "users"
  #   INNER JOIN "posts" ON "posts"."author_id" = "users"."id"
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-27 02:55:45.063181')
  #   GROUP BY users.id

Notez comment les conditions définies dans Post.published sont mergées dans les relations join et group de la scope User.published ?
Et ceci fonctionne avec toutes les relations mergables.

Conclusion

Ce billet dérive un petit peu dans une explication de la nouvelle interface de requêtage SQL avec ActiveRecord dans Rails 3 afin d’entrer dans les détails des scopes.
Cependant aucune des nouvelles fonctionnalités des scopes n’aurait pu être mise en place sans ces nouveautés d’ActiveRecord.
Donc si vous êtes encore un petit confus à propos de cela, n’hésitez pas à vous documenter encore un petit peu plus à propos de la nouvelle API ActiveRecord avant de vous penchez sur les scopes.
Une fois que vous aurez ces bases, vous ne pourrez plus vous passer des scopes !

Vous êtes probablement déjà tombé sur des symboles en Ruby, souvent utilisés pour les clés des hash.
Exemple :

{:foo => 'bar'}

:foo est un symbole. ‘bar’ est une string. Mais nous pourrions faire

{'foo' => 'bar'}

Alors pourquoi utiliser les symboles ? Supposons le cas suivant :

x = :sym
y = :sym

(x.__id__ == y.__id__ ) && ( :sym.__id__ == x.__id__)

La comparaison ici retournera vrai.
En effet, un même symbole sera toujours le même objet en mémoire, dans toute votre application.
Cela ne pose pas de problèmes car un symbole est également non mutable.

Et le même avec des strings :

x = "string"
y = "string"

(x.__id__ == y.__id__ ) || ( "string".__id__ == x.__id__)

Ici, x, y et « string » sont tous les trois des objets différents avec des __id__ différents. 3 objets ont donc été initiés en mémoire !

Maintenant reprenons notre hash de tout à l’heure avec la comparaison string/symbole. Mais en créant deux hashes !

Avec la version symboles :

{:foo => 'bar'}
{:foo => 'doe'}

Nous créons 5 objets en mémoire : deux hashes; un symbole et deux string.

Dans la version strings :

{'foo' => 'bar'}
{'foo' => 'doe'}

Ici, nous créons 6 objets en mémoire : deux hashes et 4 strings.

Dans un cas d’école comme celui-ci, cela ne change pas grand chose. Mais dans un cas réel d’application, si vous remplacez tous vos symboles par des strings, votre consommation mémoire va rapidement s’élever.
Alors commencez dès maintenant à remplacer toutes vos strings qui sont non mutables (en gros, toutes vos clés de hashes et les options dans les méthodes) par des symboles :)

Pour compenser le fait qu’il y ait eu deux articles la semaine passée, celui de cette semaine sera light ;)
Il existe plusieurs systèmes d’identifications pour les applications Rails. Mes deux préférés sont authlogic et devise. Mais clearance est pas mal non plus.

Je vais parler du premier. Lorsque vous avez implémenté votre système d’identification avec ce gem, vous vous rendrez rapidement compte qu’un même utilisateur peut être connecté plusieurs fois depuis des machines ou des navigateurs différents.
Ce base, cela peut être intéressant afin d’éviter d’avoir à redemander à vos utilisateurs de se reconnecter trop régulièrement.

Mais dans d’autres cas (ou vous désirez éviter le partage de comptes par exemple), ce n’est pas l’effet désiré.
Après avoir cherche un petit peu, j’ai posté la solution à ceci sur stackoverflow.

Dans votre modèle de session (par défaut UserSession), ajoutez le code suivant :

before_destroy :reset_persistence_token
before_create  :reset_persistence_token

def reset_persistence_token
    record.reset_persistence_token
end

Nous créons deux callbacks.
Ainsi, notre méthode reset_persistence_token sera exécutée à chaque fois que nous créons ou supprimons une session utilisateur (à chaque fois que l’utilisateur se connecte ou se déconnecte).

Cette méthode réinitialise un token qui est également situé dans la session de l’utilisateur et qui nous permet de l’identifier.
Nous sommes obligés de la définir car elle l’est à l’origine, uniquement dans le modèle User. C’est dans la session que nous désirons réinitialiser ce token.
D’ou le record.. record retourne l’utilisateur auquel nous réinitialisons le token.

Ainsi, à chaque fois que notre utilisateur se connectera ou se déconnectera de l’application, le token sera modifié.
Et nous n’aurons donc pas la possibilité d’avoir deux machines connectées avec la même session :)

L’une des grandes mises à jour de Rails 3 est la nouvelle API Action Mailer.
Petit rappel : dans les versions précédentes de Rails, nous pouvons transmettre des emails en créant, dans le répertoire app/models un modèle ActionMailer.
Celui-ci pourrait ressembler (dans rails 2.3) à ceci :

class UserMailer < ActionMailer::Base
    def welcome_email(user)
        recipients user.email
        from "I'm nobody <42@unknown>"
        subject "Hello World"
        body {:user => user }
    end
end

Et dans le répertoire app/views/user_mailer, nous pourrons créer un fichier welcome_email.text.erb qui sera le contenu de notre email.
Maintenant supposons que nous désirions attacher une pièce jointe à notre email.
Nous allons devoir ajouter dans notre méthode welcome_email cette pièce jointe.

attachment "application/pdf" do |a|
    a.body = contenu_du_pdf()
end

un « beurk » suffira !

Dans Rails 3, notre méthode d’envoi d’email devient la suivante :

class UserMailer < ActionMailer::Base
    default :from => "I'm nobody <42@unknown>"

    def welcome_email(user)
        @user = user
        mail(:to => user.email,  :subject => "Hello World")
    end
end

Et lorsque nous souhaitons ajouter une pièce jointe, nous n’avons qu’à faire :

attachments['terms.pdf'] = {:content => contenu_du_pdf() }

C’est déjà plus sympa.

Mais ce n’est pas tout ! Par défaut, les fichiers welcome_mail.text.erb et welcome_mail.html.erb sont inclus dans le mail.
Ainsi la personne recevant l’email peut le lire en html ou en texte.
Mais tout comme vous le faites dans vos contrôleurs pour l’html, le json, l’xml ou tout autre format, vous pouvez vouloir rendre quelque chose de différent en fonction du format html ou texte du mail.

Go ! :)

mail(:to => user.email,  :subject => "Hello World") do |format|
    format.text { render :text => "Mon email est en texte" }
    format.html { render :html => "Mon email est en <strong>HTML</strong>" }
end

Pour continuer lorsque vous envoyiez votre email, vous faisiez cela de la manière suivante :

UserMailer.deliver_welcome_email(@user)

Vous devrez maintenant faire :

UserMailer.welcome_email(@user).deliver

Le welcome_email vous renvoyant un objet Mail que vous pouvez ainsi modifier comme bon vous semble.
Voir le stocker pour l’envoyer plus tard par exemple.
Si vous désirez plus d’informations concernant cette nouvelle API, je vous recommande l’article sur guides.rails.info (encore en cours de rédaction).
Et le gist qui a servi de spécification pour cette nouvelle API.

Demain soir aura lieu le 4e apéro Ruby à Lyon.
Bien évidemment, je ne peux que vous conseiller de vous y rendre !
Je serai présent et j’entrainerai un jeune padawan avec moi afin de le trainer du côté clair de la force :)

C’est à l’Antre Autre, un petit bar sympa à côté des Terreaux.
Vous pouvez venir à partir de 19h. Et nous serons probablement plusieurs à manger sur place par la suite (mais bien évidemment, vous partez quand bon vous semble).

Que vous veniez ou pas, vous avez entendu parler de rails 3 !
Et peut-être de bundler, dont je ferai une présentation d’une dizaine de minutes (« lightning talk »).

Du coup, que vous veniez ou pas, vous pouvez visualiser en ligne cette introduction à bundler.
Enjoy! comme on dit. Si vous avez des remarques à faire dessus, n’hésitez pas à me les faire remonter (ou alors à forker le projet et à faire les modifictions).
Et je vous attends demain.

Parlons un peu de rack :)
Utilisé par rails et de nombreuses autres applications ruby afin de pouvoir être lancées par une large majorité de serveurs web (mongrel, unicorn, …) rack est particulièrement puissant.

La création d’une première application est on ne peut plus simple.
Dans un fichier test.rb :

class Test
    def call(env)
        [200, {"Content-Type" => "text/html"}, ["<html><head></head><body>Hello world!</body></html>"]]
    end
end

Exécutez votre application avec la ligne de commande suivante :

rackup test.rb

Simple mais efficace :)
Bien évidemment il faut ajouter des librairies à cela afin d’avoir quelque chose de plus puissant.

Maintenant découvronr autre chose : les middlewares.
En effet rack peut embriquer les méthodes call et ainsi vous permettre d’exécuter du code juste après l’initialisation de rack. Ou bien juste avant l’exécution du code de votre page.

Le développement d’un rack ressemble fortement à celui d’une tâche rack « normale ».
Voici un exemple de middleware vous permettant d’ajouter, juste avant la balise , le temps d’exécution de la page.

Dans un fichier response_timer.rb

class ResponseTimer
    attr_reader :message, :app

    def initialize(app, message = "Response Time")
        @message = message
        @app = app
    end

    def call(env)
        start = Time.now
        status, headers, response = app.call(env)
        stop = Time.now

        body = ''
        response.each { |part| body << part }
        index = body.rindex('</body>')
        if index
            body.insert(index, "<!-- #{message}: #{stop - start} -->\n")
            headers["Content-Length"] = body.length.to_s
            response = [body]
        end
        [status, headers, response]
    end
end

En revanche, nous allons maintenant avoir besoin d’un fichier de configuration pour rack, afin de pouvoir définir quel middleware nous incluons.
Nous devons pour cela créer un fichier nommé config.ru

require 'test'
require 'response_timer'

use ResponseTimer
run Test.new

Et nous n’avons plus qu’à exécuter le serveur

rackup

Vous noterez trois choses :

  • Nous incluons les deux librairies que nous venons de créer. Notre application et le middleware
  • Avec la méthode « use », nous ajoutons le middle à ceux natif à rack
  • Nous exécutons notre application

Comment ce middleware fonctionne-t-il ?
Comme votre application ! :)
Vous constaterez que les deux ont une méthode call. Et que les deux retournent un tableau contenant status, headers et réponse.

La seule différence entre les deux étant cette ligne :

status, headers, response = app.call(env)

Dans le middleware :
Grace au app.call, nous appellons le middleware suivant. Et ce, jusqu’à ce que nous arrivions au bout de la chaine : notre classe « test ».
Nous calculons donc assez aisément le temps d’exécution de notre application. Il nous suffit de faire la différence entre le timestamp avant l’exécution de cette méthode et après.
Et comme nous avons accès au contenu de la page retournée même après l’exécution de la méthode, nous pouvons y ajouter un commentaire juste avant la balise (si elle existe) contenant le temps d’exécution de la page.

Et dans rails ?

Comme dit plus haut, toute application rails tourne avec rack. Il est donc tout à fait possible d’ajouter notre middleware dans votre application.
Dans rails, les middlewares sont à ajouter dans le fichier config/environment.rb.

Voici comment j’ai inclu le rack ResponseTimer :

Rails::Initializer.run do |config|
    config.middleware.insert_before Rack::Lock, "ResponseTimer", "Load Time"
end

Le middleware Rack::Lock est le tout premier à être exécuté (vous pouvez avoir la liste de tous vos middlewares avec rake middleware).
Nous exécutons donc, juste avant celui-ci, le calcul du temps d’exécution de notre page :)

Trois méthodes vous permettent d’ajouter de nouveaux middlewares :

  • config.middleware.use – Le middleware sera ajouté à la fin de la pile
  • config.middleware.insert_before – Le middleware sera ajouté avant celui passé en premier paramètre
  • config.middleware.insert_after – Le middleware sera ajouté après celui passé en premier paramètre

Vous pouvez également supprimer un middleware précédemment ajouté : config.middleware.delete
Et remplacer un middleware par un autre : config.middleware.swap

Par ailleurs de nombreux middlewares sont disponibles en Open Source. Vous en trouverez une liste sur le wiki de rack.
Ainsi que dans le projet rack-contrib.

Rails 3 étant proche de sa première beta, j’en profite pour multiplier les articles à son propos !
Qui plus est il y a matière à écrire. Je ne m’en prive pas donc :)

Hier matin je suis tombé sur un article particulièrement intéressant The path to Rails3: Introduction, qui explique plutôt bien le maitre mot de cette nouvelle version du framework : découplage.
Ce découplage a pour but de faciliter l’utilisation de rails par blocs uniquement lorsque son utilisation en entier n’est pas forcément nécessaire.

Vous pouvez ainsi valider vos modèles sans forcément être dans une application rails, ni utiliser Active Record.
Avec arel, vous pouvez générer des requêtes SQL sans dépendre de rails (à terme du moins. Pour le moment, vous dépendez toujours d’ActiveRecord).

Avec bundler, vous gérez les dépendances de votre projet, qu’il utilise rails ou pas.
Regardez comment je fais pour jesus !
Je ferai une présentation de bundler au prochain apéro Ruby à Lyon. Venez donc y assister !

Je découvre donc cet article. Et le trouvant intéressant, je le partage avec Julien qui bosse dans le même bureau que moi.
Sa réaction a été « c’est vraiment en train de devenir inaccessible pour les débutants, rails. Trop compliqué » (je répète pas les choses mot pour mot, désolé).

Ce à quoi je réponds : NON !.
Pour un débutant découvrant le framework, celui-ci reste toujours aussi simple. Le screencast créer un blog avec rails en 15 minutes est parfaitement adaptable pour rails 3.

Et ce parce que de base, rien ne change !
L’idéologie de rails est toujours convention over configuration et les API ne changent pas fondamentalement (sauf peut-être pour ActionMailer. Mais ce n’est pas encore implémenté).

Ainsi votre contrôleur ressemblera toujours à ceci :

class PostController < ApplicationController
  def index
    @posts = Post.all
  end
end

Votre modèle ressemblera toujours à cela

class Post < ActiveRecord::Base
  validates_presence_of :title, :content
end

Et votre vue ressemblera toujours à cela :

<% @posts.each do |post|  %>
    <p>
        <%= post.title %>
        <%= post.content %>
    </p>
<% end %>

Vos routes quant à elles, au lieu de ressembler à cela :

ActionController::Routing::Routes.draw do |map|
  map.resource :post
end

Ressembleront à cela :

ApplicationRails3::Application.routes.draw do |map|
    resources :post
end

Et rien qu’avec ça, vous avez le début de votre blog vous permettant déjà de visualiser la liste de tous vos articles.

« seul » le fonctionnement en interne change (et ce radicalement). Les API utilisées dans votre application ne changent, pour la plupart pas.
Et si elles changent, la retro compatibilité devrait évidemment être assurée pendant pendant une version.

Moralité : non, rails ne se dirige pas vers une usine à gaz tel que J2EE. Oui, rails conserve sa simplicité. Et oui rails prends énormément en puissance.

Il y a une semaine de cela, Yehuda Katz a fait un article expliquant comment, dans Rails 3, obtenir les fonctionnalités de ActiveModel dans un modèle n’utilisant pas ActiveRecord.
Cela permet notamment de pouvoir utiliser les méthodes de sérialisation de Rails (export json et xml) et les validations.
C’est ce second point que je vais détailler aujourd’hui parce que c’est celui que je trouve le plus intéressant.

Notez que vous devez tout d’abord avoir le gem ActiveModel 3.0.pre installé sur votre machine.
Il est disponible sur gemcutter. Il vous suffit donc de faire

sudo gem install activemodel -v=3.0.pre -source=http://gemcutter.org

Prenons un fichier « test.rb », totalement intépendant de Rails. C’est juste du ruby pur et dur.
Mais parce qu’on y définit une classe, on souhaite pouvoir valider le format des données passées à celle-ci.

Voici donc le contenu de notre fichier test.rb

#
# Nous ne sommes pas dans Rails. Rubygems n'est donc pas inclus par défaut.
# ActiveModel ne l'est pas non plus. On doit donc les appeller.
#
require 'rubygems'
require 'active_model'

class Test
  #
  # On charge les validations de ActiveModel
  #
  include ActiveModel::Validations

  #
  # First Name et Last Name doivent absolument être présent
  #
  validates_presence_of :first_name, :last_name

  #
  # On définit les attributs First Name et Last Name
  # Et on les initialise dans le constructeur
  #
  attr_accessor :first_name, :last_name
  def initialize(first_name, last_name)
    @first_name, @last_name = first_name, last_name
  end
end

Vous noterez qu’il nous suffit d’inclure ActiveModel::Validations afin d’avoir accès à toutes ces méthodes de validations. Plutôt cool ! :)

Dès à présent, nous pouvons tester si nos validations passent !

test = Test.new('Jane', 'Doe')
p test.valid?

Inévitablement, nos validations passent puisque nous vérifions simplement la présence de First Name et de Last Name et que sans ceux-ci, nous ne pourrions même pas instancier la classe.

Mais … Comme nous avons accès à toutes les méthodes de validation d’ActiveModel, nous pouvons créer notre propre validateur !

class Test
  # ... Contenu de la classe définit précédemment dans l'article

  #
  # Et on ajoute une validation, empêchant quelqu'un de prendre le nom de famille "Doe"
  #
  validate do |t|
    t.errors[:last_name] << 'You must know your own name. Doe is only for anonymous guys' if t.last_name == 'Doe'
  end
end

Constatez le « validate » que nous avons ajouté et qui empêche quelqu’un de prendre le nom de famille « Doe ».

Maintenant, réexecutons notre code précédent. Notre méthode « valid? » nous retournera bien évidemment false.
Et si nous faisons un print de test.errors, nous constaterons que celui-ci est un Hash contenant chacune de nos erreurs.

#<OrderedHash {:last_name=>["You must know your own name. Doe is only for anonymous guys"]}>

N’oubliez pas bien évidemment de vérifier que la validation de vos données est correcte avant de sauvegarder celles-ci. Sans quoi l’utilité est particulièrement restreinte :)

Vous pouvez du coup, d’une manière similaire à ce que vous faites déjà avec vos modèles ActiveRecord, valider les données de tous vos objets Ruby en utilisant ActiveModel.
Par exemple si vous utilisez une solution NoSQL telle que CouchDB ou MongoDB.
Ou encore sur des modèles vous permettant de faire le lien avec une API distante (XML ou JSON par exemple).

Tous vos modèles utilisent ainsi la même API, celle d’ActiveModel. Ils sont tous homogènes et vous pouvez d’autant plus aisément manipuler ceux-ci.

Vous pouvez, en Ruby, comme avec tout langage évolué, générer et gérer des exceptions.

Exemple rapide :

begin
    raise "Only a test"
rescue
    # Le raise nous emmene ici
end

Ainsi, nous pouvons aisément gérer les erreurs générées par notre application et éviter de tout casser pour un simple enregistrement non trouvé dans la base de données.
Tous vos modèles et vos contrôleurs dans Rails pourront soulever des exceptionset elles seront gêrées par l’application.

Ainsi si, dans votre contrôleur, vous avez :

Post.find params[:id]

Et que l’uplet ayant pour clé primaire params[:id] n’existe pas, une exception ActiveRecord::RecordNotFound sera soulevée.
En développement vous verrez un beau message d’erreur et en production une belle erreur 500.
Mais nous ne voulons pas de cette erreur 500. Si l’enregistrement ne peut pas être trouvé, cela signifie que la page n’existe pas et alors, on désire une erreur 404.

En Ruby pur, nous ferions donc :

begin
    Post.find params[:id]
rescue ActiveRecord::RecordNotFound
    # On affiche l'erreur 404
end

Vade retro beurk !

Rendons nous plutôt dans application_controller et utilisons rescue_from (ou dans rails 3).
Nous allons donc avoir, dans ApplicationController :

rescue_from ActiveRecord::RecordNotFound, :with => :render_missing
def render_missing
    render :file => "#{RAILS_ROOT}/public/404.html", :status => 404
end

Rails s’occupe de faire l’appel à cette méthode lorsque l’exception est soulevée et nous avons bien notre erreur 404 générée :)

Bien évidemment, vous pouvez gérez n’importe quelle exception avec rescue_from et ainsi éviter les erreurs 500 pas jolies et qui anéantissent l’expérience utilisateur afin de les remplacer par des joli messages.

Attention cependant à ne pas partir dans des excès ! En voici typiquement un.
Ok pour gérer les exceptions dans le contrôleur lorsqu’elles ont un impact direct sur l’utilisateur (service indisponible, erreur 404, …).
Mais pas pour gérer toutes les erreurs comme ceci.
Ne vous amusez donc pas à utiliser rescue_from afin de gérer les enregistrements invalides. Travaillez intelligemment :)

J’ai déjà mentionné la récupération d’informations par l’utilisateur en ruby console dans l’article Read Eval Print Loop.
Cependant il arrive qu’il soit nécessaire de récupérer des informations sensibles via la console. Un mot de passe par exemple. Celui-ci ne devra pas s’afficher sur l’écran pendant que vous le taperez.
La librairie Ruby Password permet de faire cela de manière simple.
Cependant cela implique dépendre de cette librairie. Et c’est quelque chose que je ne désire pas, surtout pour quelque chose d’aussi simple.

La solution que je vous propose ici utilise donc simplement les fonctionnalités de toute console linux (pas testé sous windows. Mais qui utilise encore windows de nos jours ? :mrgreen: ).

begin
    print "Username: "
    username = $stdin.gets.chomp

    print "Password: "
    # We hide the entered characters before to ask for the password
    system "stty -echo"
    password = $stdin.gets.chomp
    system "stty echo"
rescue NoMethodError, Interrupt
    # When the process is exited, we display the characters again
    # And we exit
    system "stty echo"
    exit
end

Que fait-on ?
Nous commençons par demander un nom d’utilisateur.

print "Username: "
username = $stdin.gets.chomp

Celui-ci n’est pas une donnée sensible et peut donc être affiché sans problème. Rien de particulier à faire.

Ensuite nous demandons un mot de passe. La il faut le masquer.

print "Password: "
system "stty -echo"
password = $stdin.gets.chomp
system "stty echo"

Le « stty -echo » masquera tous les caractères qui devraient être affichés en console par la suite.
Le « stty echo » permet d’afficher les caractères qui seront tapés ensuite.

Jusque la, ça fonctionne. Cool !
Mais d’un coup j’ai un utilisateur chiant (oui toi là-bas à côté du radiateur), qui décide au dernier moment de faire Ctrl-C pour quitter le programme et se retrouve dans une console en -echo et ne voit donc plus ce qu’il tape. On vient pas de se faire un ami.

Heureusement on gère l’arrêt du système notre rescue, ou l’on indique que lorsqu’un Ctrl-C est envoyé, on désire quitter l’application.
Lorsque c’est le cas, nous n’avons donc plus qu’à également réafficher les caractères et le tour est joué !

begin
    # ...
rescue NoMethodError, Interrupt
    system "stty echo"
    exit
end

Hop ! :)
Et le projet qui utilise ceci, c’est glynn :)

 
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