Cet article est fortement inspiré (mais n’est pas une traduction) de Rails and Merb Merge: Rack

Rack est une interface entre votre serveur web et votre application basé sur le standard CGI mais sans ses caractéristiques globales (variables d’environnement et sortie standard).

Dans Rails 2.3

Depuis Rails 2.3, toute application développée autour du framework tourne avec Rack.
L’implémentation de rack est la suivante :

  • ActionController::Dispatcher.new est l’application rack de base
  • Le parseur de paramètres (ActionController::ParamsParser)est implémenté en tant que middleware
  • Le routeur est une application rack qui dispatche vers les contrôleurs
  • Chaque contrôleur est une application rack

cela a donc permis d’implémenter la notion de metal, des applications rack tournant autour de Ruby.

Vous pouvez trouver un exemple de metal dans mon article interdire l’accès aux crawlers dans l’environnement de développement.

Cependant les metal n’existent plus dans rails 3. Vous allez comprendre pourquoi dans cet article.

Mais ne nous attardons pas sur les choses qui sont vouées à disparaitre et passons plutôt directement à ce qui est intéressant : les nouveautés apportées par l’implémentation de Rack dans Rails 3.

Dans Rails 3

Vous l’avez déjà vu, Rails 3 implémente le concept d’application.
Chaque application est un objet contenant un routeur et des paramètres et configuration … Mais avant tout une application Rack !

Par conséquent les 10 lignes de code suivantes sont une application Rails 3 qui fonctionne.
Dans un fichier nommé config.ru, placez :

require "action_controller/railtie"

class FooController < ActionController::Base
  def bar
    self.response_body = "Hello World !"
  end
end

class MyApp < Rails::Application
   config.session_store :disabled

   routes.draw do
     root :to => "foo#bar"
  end
end

run MyApp

Lancez l’application : rackup -p 4000. Rendez-vous sur localhost:4000 et vous verrez un bel « Hello World ».
Vos applications les plus simples n’ont plus rien à envier aux applications Sinatra.

Nous avons vu plus haut que Rails 2.3 commençait déjà à être conçu autour de middlewares rack. Dans cette nouvelle branche, cette intégration est encore plus flagrante.
En effet Rails 3 inclue les fonctionnalités suivantes chacune dans un middleware différent :

  • Un middleware exécutant les preparation callbacks
  • Un middleware pour lire et écrire les cookies
  • Un middleware qui nettoie les flash déjà affichés
  • Un middleware qui gère les requêtes HEAD
  • Un middleware vérifiant les IP spoofing
  • Un middleware servant à rendre les fichiers statiques
  • Un middleware de gestion des exceptions de bas niveau
  • Un middleware pour les divers stockages en session
  • Un middleware pour synchroniser les requêtes non thread-safe Dépends de Rack, pas de rails
  • Un middleware pour mesurer le temps d’exécution d’une requête Dépends de Rack, pas de rails
  • Un middleware permettant d’implémenter la sémantique de Send-file dans les divers serveurs Dépends de Rack, pas de rails
  • Un middleware permettant de détecter les requêtes PUT et DELETE transmises en POST Dépends de Rack, pas de rails

Bien évidemment vous pouvez dans votre application ajouter, réordonner ou supprimer des middlewares.

Le routeur

Le routeur de Rails 3 a également été réécrit afin d’être mieux implémenté dans Rack. C’est Rack::Mount.
Celui-ci reconnait des URL et les dispatche vers n’importe quelle application, même si elles ne sont pas rails. Il est ainsi tout à fait possible de faire la chose suivante

Rails.application.routes.draw do
  match "/blog" => BlogApplication
end
Vous pouvez également mettre un symbole et donc avoir match :blog => BlogApplication

Vous n’avez plus qu’à écrire votre application de blog et elle sera intégrable dans votre application principale sous l’url /blog.
Vous pouvez ainsi beaucoup plus aisément diviser votre application en de multiples modules, rendant chaque brique plus légère et donc plus aisée à développer.

Actions

Comme dit plus haut, chaque contrôleur est lui même une application Rack. Cela va même plus loin que cela puisque chaque action est en elle même une application rack !
Que vous pouvez exécuter indépendamment de l’application rails en elle même.

Cela se fait grâce à

MyController.action :index

Supposons par exemple un contrôleur Posts et une action show que vous souhaitez exécuter.
Le fichier config.ru suivant sera exécuté sans problème avec rack.

class PostsController < ActionController::Base
  append_view_path "/path/to/views"

  def show
    render
  end
end

run ArticlesController.action(:show)
N’oubliez pas, bien évidemment, de remplacer « /path/to/views » par le réel chemin vers vos vues

Votre rendu et tous vos callbacks seront bien évidemment exécutés.
En fait, en interne, c’est grosso modo ce que rails lui même fait.

Dans les tests

L’utilité de ceci est une plus grande facilité d’exécution des tests.
Dans rails 2.3, si votre application dépends beaucoup de middlewares, ceux-ci seront assez difficile à tester dans vos tests fonctionnels car ils ne seront pas exécutés.
C’est notamment le cas si vous utilisez devise.
La solution trouvée est de mocker les fonctions implémentées par le middleware.

Avec Rack::Test, vous pouvez fortement simplifier cela. Reprenons notre méthode show précédente et testons la.

Tout d’abord en instanciant l’application en elle même.

class TestApplication < Test::Unit::TestCase
  include Rack::Test::Methods

  def app
    MyApplication
  end

  def test_get
    get "/posts/1"
    assert_equal "Hello world !", last_response.body
  end
end

Et puis comme on peut ne faire que un appel à l’action, on se prive pas

class TestPosts < Test::Unit::TestCase
  include Rack::Test::Methods

  def app
    PostsController.action(:show)
  end

  def test_get
    get "/posts/1"
    assert_equal "Hello world !", last_response.body
  end
end
Ici, nous sommes dans un article présentant des fonctionnalités. C’est donc un cas d’école.
Avant de vous amuser à appeler directement une action dans vos tests, demandez vous si c’est vraiment DRY.

In fine

Si Rails 2.3 a commencé l’implémentation de Rack, Rails 3 plonge à plein nez dedans, s’intégrant pleinement avec l’application.
Cela permet de rendre votre application beaucoup plus modulaire et puissante.

Nous avons vu ici une partie des nouvelles fonctionnalités du routeur. Mais ce n’est pas tout à ce niveau ! Attendez vous à d’autres :)

Ceci est une traduction de l’article The skinny on scopes publié sur Edge Rails.

Je me souviens de mon cœur faisant des bonds lorsque le plugin has_finder de Nick Kallen a été implémenté dans rails core sous le nom de named_scope.
named_scope a rapidement rejoint la liste de mes outils préférés de par sa merveilleuse manière de créer des requêtes logiques encapsulées et réutilisables.
Alors qu’il avait ses points faibles (pour ne pas le nommer, le manque du support de :joins et :include), il a redéfini ma manière de penser la logique de mes modèles.
Une fois que vous avez gouté au plaisir des named_scopes, vous ne pouvez jamais revenir en arrière.

Et maintenant Rails 3 arrive avec son refactoring complet de ActiveRecord. Que deviennent nos cher named_scope ? Pour faire simple, cela a été renommé en scope et vous pouvez les utiliser comme vous le faisiez déjà … Mais de manière plus aisée.
Voyons un peu ce que l’on peut faire avec ces scopes dans Rails 3.

Usage basique

Supposons un modèle Post avec des champs published_at, title et content.
Dans rails 2.x, nous devrions définir les scopes published et recent.

class Post < ActiveRecord::Base
    named_scope :published, lambda {
        { :conditions =>
            ["posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now]
        }
    }
    named_scope :recent, : order => "posts.published_at DESC"
end
La raison pour laquelle nous utilisons un lambda ici est que cela permet de reporter l’exécution de Time.zone.now au moment ou la scope est effectivement invoquée.
Sans ce lambda, le moment retourné serait celui ou la classé est évaluée. Pas la scope elle même.

Avec Rails 3, l’architecture d’ActiveRecord est maintenant basée sur une classe Relation. Classe que vous pouvez voir comme une sorte de « named_scope on steroids », permettant de de chainer chaque requête directement dans ActiveRecord.

Vous pouvez voir comment utiliser les méthodes where, ordre etc dans l’article de Pratik sur cette nouvelle interface ou bien encore dans ce Railscast.
Comprendre ceci est important étant donné que les nouvelles scopes sont construites autour de cela.

Voyons comment. Voici nos deux différentes scopes portées sous Rails 3.

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
    scope :recent, order("posts.published_at DESC")
end

Alors que la logique reste la même (les portions SQL), vous pouvez commencer à voir comment les scopes utilisent la nouvelle interface de requêtage pour construire directement la requête au lieu de construire un hash d’options comme c’était fait dans Rails 2.
Ceci est le tout premier aperçu de la flexibilité que la nouvelle interface apporte à nos scopes.
Elles ne sont plus construites différemment que n’importe quelle requête. Elles sont construites au dessus des mêmes méthodes que vous pouvez utiliser lorsque vous construisez directement vos requêtes.
Cette consistance est maintenant présent partout dans ActiveRecord.

Mais ce n’est pas tout …

Réutilisation des scopes

Supposons que nous désirions modifier notre scope « recent » pour n’inclure que les posts publiés. Nous avons déjà défini ce que published signifie et nous ne devrions donc pas avoir à le redéfinir pour créer une nouvelle scope.
Aucun problème ! Nous pouvons chainer les scopes elles mêmes et c’est ce que nous allons faire ici.

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
    scope :published_since, lambda { |ago|
        published.where("posts.published_at >= ?", ago)
    }
    scope :recent, published.order("posts.published_at DESC")
end

Ca commence à devenir intéressant.

Construction dynamique

Déjà dans Rails 2.3, vous pouvez créer des scopes anonymes afin d’obtenir dynamiquement des scopes chainables selon vos besoins.
Un cas typique d’utilisation est lorsque vous désirez créer une méthode de recherche à laquelle vous pouvez toujours ajouter d’autres manipulations.

Par exemple pour chercher parmi nos posts, nous créons cette méthode qui retournera un scope que vous pourrez par la suite filtrer (notez l’utilisation de « scoped » pour démarrer la chaine avec une scope vide à laquelle d’autres peuvent être ajoutées).

class Post < ActiveRecord::Base
    class << self

        # Cherche dans les champs title et body la chaine donnée.
        # Démarre avec une scope vide et la construit pour chaque attribut.
        # Facilitera l'extraction des définitions des champs de recherche pour le futur.
        def search(q)
            [:title, :body].inject(scoped) do |combined_scope, attr|
                combined_scope.where("posts.#{attr} LIKE ?", "%#{q}%")
            end
        end
    end
end

L’utilisation de inject ici masque l’intérêt de cette méthode si vous n’avez pas l’habitude de voir de telles itérations. Voici une version plus aisée à comprendre contenant les champs de recherche en dur (et qui n’utilise même pas de scope anonyme).

class Post < ActiveRecord::Base
    class << self

        # Moins dynamique mais probablement plus lisible
        def search(q)
            query = "%#{q}%"
            where("posts.title LIKE ?", query).where("posts.body LIKE ?", query)
        end
    end
end

Vu que nous construisons nos scopes autour de la nouvelle interface qui est fortement chainable, nous pouvons faire la chose suivante avec notre méthode de recherche :

# What's in the db, titles ~= publish date
Post.all.collect(&:title) #=> ["1 week from now", "Now", "1 week ago", "2 weeks ago"]
Post.published.collect(&:title) #=> ["Now", "1 week ago", "2 weeks ago"]

# Combinaisons de recherche
Post.search('1').collect(&:title) #=> ["1 week from now", "1 week ago"]
Post.search('1').published.collect(&:title) #=> ["1 week ago"]
Post.search('w').published_since(10.days.ago).collect(&:title) #=> ["Now", "1 week ago"]
Post.search('w').order('created_at DESC').limit(2).collect(&:title) #=> ["2 weeks ago", "1 week ago"]

Vous pouvez imaginer un scénario ou des requêtes bien plus complexes pourront être construites en utilisant des scopes anonymes.
Cool non ?

Scopes multi modèles

Les scopes sont parfaites pour manipuler uniquement les colonnes d’un modèle unique. Mais elles peuvent également être utilisées pour construire des requêtes multi modèles (qui requièrent un join).
Ajoutons à nos posts des utilisateurs (qui peuvent être auteur ou commentateur) et écrivons quelques scopes sur le modèle User qui nous permettront de récupérer uniquement ceux ayant publié des billets et ceux qui ont commenté.

class User < ActiveRecord::Base
    has_many :posts, :foreign_key => :author_id
    has_many :comments

    # Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
    scope :published, lambda {
        joins("join posts on posts.author_id = users.id").
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
        group("users.id")
    }

    # Récupération de tous les utilisateurs qui ont commenté un billet
    scope :commented, joins("join comments on comments.user_id = users.id").group("users.id")
end

Notons également que ActiveRelation est également suffisamment intelligent pour savoir comment faire un join sur la définition de l’association, nous autorisant à placer cette relation en référence.

class User < ActiveRecord::Base
# Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
scope :published, lambda {
joins(:posts). # Inutile de rédiger le SQL
where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
group("users.id")
}

# Récupération de tous les utilisateurs qui ont commenté un billet
scope :commented, joins(:comments).group("users.id") # Just reference :comments
end

C’est une bonne pratique de référencer le nom complet de la colonne, avec sa table (posts.published_at au lieu de published_at).
Cela permet d’éviter des ambiguïtés de noms de colonnes. Particulièrement important lorsque vous construisez des scopes multi modèles ou des colonnes venant de plus d’une table peuvent être jointes.

Pour êtres super flexible, vous pouvez toujours invoquer table_name au lieu de mettre cela en dur.
Pour être franc, c’est quelque chose que je ne fais que rarement. where(« #{table_name}.published_at IS NOT NULL »)

Vu que nous avons l’arsenal complet des opérateurs ActiveRecord à notre disposition dans les scopes, nous pouvons faire des join et des group by dans les scopes qui seront chainées dans les requêtes complexes. Chose que named_scope n’arrivait que rarement à faire.

# Récupération de tous les utilisateurs ayant publié un billet
User.published.collect(&:username) #=> ["tim", "dave"]
User.published.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users" join posts on posts.author_id = users.id
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-22 21:33:00.892308')
  #   GROUP BY users.id

# Récupération de tous les utilisateurs ayant posté un commentaire
User.commented.collect(&:username) #=> ["ryan", "john", "tim", "dave"]
User.commented.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users" join comments on comments.user_id = users.id
  #   GROUP BY users.id

# Combinaison pour récupérer tous les auteurs qui ont posté un commentaire
User.published.commented.collect(&:username) #=> ["tim", "dave"]
User.published.commented.to_sql
  #=> SELECT "users".* FROM "users"
  #   join posts on posts.author_id = users.id
  #   join comments on comments.user_id = users.id
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-22 21:33:00.892308')
  #   GROUP BY users.id
Comme fait ici, vous pouvez utiliser to_sql afin de visualiser la requête SQL qui sera exécutée. C’est très pratique lors de débogages.

Opérations CRUD sur les scopes

Vu que ActiveRelation vous permet d’invoquer toutes les méthodes builder/update/destroy, celles-ci sont également accessibles pour les scopes.
Jouons un peu à faire des modifications sur nos scopes au lieu de se contenter de les récupérer.

# Incrémente le nombre de vues pour tous les billets publiés
Post.published.collect(&:views_count) #=> [59, 71, 42]
Post.published.update_all("views_count = views_count + 1")
Post.published.collect(&:views_count) #=> [60, 72, 43]

# On se moque des billets non publiés
Post.unpublished.size #=> 1
Post.unpublished.destroy_all
Post.unpublished.size #=> 0

Vous pouvez également créer un nouvel uplet avec des scopes existantes. Supposons que nous avons une scope (très peu utile) qui ne récupère que les posts avec un certain titre

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :titled_luda, where(:title => 'Luda')
end

Nous pouvons utiliser cette scope pour créer de nouvelles instances (tout comme new, create, …)

Post.titled_luda.size #=> 0
Post.titled_luda.build
  #=> #<Post id: nil, title: "Luda", ...>
Afin de pouvoir utiliser les méthodes de création dans une scope, celle-ci doit définir l’égalité de l’attribut de manière directe dans le where avec un hash comme fait précédemment.

Si nous avions fait un where(« title = ‘Luda’ »), le titre n’aurait pas été propagé dans le nouvel objet.

Pour les grands fou

Une chose qui m’a toujours choqué est la manière dont la logique pour ce qui fait qu’un billet est publié est séparée entre les scopes de la classe Post et celles de la classe User.
Afin de se rafraichir la mémoire

class Post < ActiveRecord::Base
    scope :published, lambda {
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now)
    }
end

Ainsi que

class User < ActiveRecord::Base

    scope :published, lambda {
        joins(:posts).
        where("posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).
        group("users.id")
    }
end

Tout bon développeur va instantanément noter la duplication du where(« posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= ?", Time.zone.now).

Heureusemnt il existe une méthode pour éviter cette répétition : un merge dont l’alias est ‘&’.
Voyons comment nous pouvons utiliser scope#& afin de faire référence à Post.published dans la scope User.published.

class User < ActiveRecord::Base

    scope :published, lambda {
        joins(:posts).group("users.id") & Post.published
    }
end

Et voici la requête SQL qui sera générée :

User.published.to_sql
  #=> SELECT users.* FROM "users"
  #   INNER JOIN "posts" ON "posts"."author_id" = "users"."id"
  #   WHERE (posts.published_at IS NOT NULL AND posts.published_at <= '2010-02-27 02:55:45.063181')
  #   GROUP BY users.id

Notez comment les conditions définies dans Post.published sont mergées dans les relations join et group de la scope User.published ?
Et ceci fonctionne avec toutes les relations mergables.

Conclusion

Ce billet dérive un petit peu dans une explication de la nouvelle interface de requêtage SQL avec ActiveRecord dans Rails 3 afin d’entrer dans les détails des scopes.
Cependant aucune des nouvelles fonctionnalités des scopes n’aurait pu être mise en place sans ces nouveautés d’ActiveRecord.
Donc si vous êtes encore un petit confus à propos de cela, n’hésitez pas à vous documenter encore un petit peu plus à propos de la nouvelle API ActiveRecord avant de vous penchez sur les scopes.
Une fois que vous aurez ces bases, vous ne pourrez plus vous passer des scopes !

Pour compenser le fait qu’il y ait eu deux articles la semaine passée, celui de cette semaine sera light ;)
Il existe plusieurs systèmes d’identifications pour les applications Rails. Mes deux préférés sont authlogic et devise. Mais clearance est pas mal non plus.

Je vais parler du premier. Lorsque vous avez implémenté votre système d’identification avec ce gem, vous vous rendrez rapidement compte qu’un même utilisateur peut être connecté plusieurs fois depuis des machines ou des navigateurs différents.
Ce base, cela peut être intéressant afin d’éviter d’avoir à redemander à vos utilisateurs de se reconnecter trop régulièrement.

Mais dans d’autres cas (ou vous désirez éviter le partage de comptes par exemple), ce n’est pas l’effet désiré.
Après avoir cherche un petit peu, j’ai posté la solution à ceci sur stackoverflow.

Dans votre modèle de session (par défaut UserSession), ajoutez le code suivant :

before_destroy :reset_persistence_token
before_create  :reset_persistence_token

def reset_persistence_token
    record.reset_persistence_token
end

Nous créons deux callbacks.
Ainsi, notre méthode reset_persistence_token sera exécutée à chaque fois que nous créons ou supprimons une session utilisateur (à chaque fois que l’utilisateur se connecte ou se déconnecte).

Cette méthode réinitialise un token qui est également situé dans la session de l’utilisateur et qui nous permet de l’identifier.
Nous sommes obligés de la définir car elle l’est à l’origine, uniquement dans le modèle User. C’est dans la session que nous désirons réinitialiser ce token.
D’ou le record.. record retourne l’utilisateur auquel nous réinitialisons le token.

Ainsi, à chaque fois que notre utilisateur se connectera ou se déconnectera de l’application, le token sera modifié.
Et nous n’aurons donc pas la possibilité d’avoir deux machines connectées avec la même session :)

L’une des grandes mises à jour de Rails 3 est la nouvelle API Action Mailer.
Petit rappel : dans les versions précédentes de Rails, nous pouvons transmettre des emails en créant, dans le répertoire app/models un modèle ActionMailer.
Celui-ci pourrait ressembler (dans rails 2.3) à ceci :

class UserMailer < ActionMailer::Base
    def welcome_email(user)
        recipients user.email
        from "I'm nobody <42@unknown>"
        subject "Hello World"
        body {:user => user }
    end
end

Et dans le répertoire app/views/user_mailer, nous pourrons créer un fichier welcome_email.text.erb qui sera le contenu de notre email.
Maintenant supposons que nous désirions attacher une pièce jointe à notre email.
Nous allons devoir ajouter dans notre méthode welcome_email cette pièce jointe.

attachment "application/pdf" do |a|
    a.body = contenu_du_pdf()
end

un « beurk » suffira !

Dans Rails 3, notre méthode d’envoi d’email devient la suivante :

class UserMailer < ActionMailer::Base
    default :from => "I'm nobody <42@unknown>"

    def welcome_email(user)
        @user = user
        mail(:to => user.email,  :subject => "Hello World")
    end
end

Et lorsque nous souhaitons ajouter une pièce jointe, nous n’avons qu’à faire :

attachments['terms.pdf'] = {:content => contenu_du_pdf() }

C’est déjà plus sympa.

Mais ce n’est pas tout ! Par défaut, les fichiers welcome_mail.text.erb et welcome_mail.html.erb sont inclus dans le mail.
Ainsi la personne recevant l’email peut le lire en html ou en texte.
Mais tout comme vous le faites dans vos contrôleurs pour l’html, le json, l’xml ou tout autre format, vous pouvez vouloir rendre quelque chose de différent en fonction du format html ou texte du mail.

Go ! :)

mail(:to => user.email,  :subject => "Hello World") do |format|
    format.text { render :text => "Mon email est en texte" }
    format.html { render :html => "Mon email est en <strong>HTML</strong>" }
end

Pour continuer lorsque vous envoyiez votre email, vous faisiez cela de la manière suivante :

UserMailer.deliver_welcome_email(@user)

Vous devrez maintenant faire :

UserMailer.welcome_email(@user).deliver

Le welcome_email vous renvoyant un objet Mail que vous pouvez ainsi modifier comme bon vous semble.
Voir le stocker pour l’envoyer plus tard par exemple.
Si vous désirez plus d’informations concernant cette nouvelle API, je vous recommande l’article sur guides.rails.info (encore en cours de rédaction).
Et le gist qui a servi de spécification pour cette nouvelle API.

Rails 3 étant proche de sa première beta, j’en profite pour multiplier les articles à son propos !
Qui plus est il y a matière à écrire. Je ne m’en prive pas donc :)

Hier matin je suis tombé sur un article particulièrement intéressant The path to Rails3: Introduction, qui explique plutôt bien le maitre mot de cette nouvelle version du framework : découplage.
Ce découplage a pour but de faciliter l’utilisation de rails par blocs uniquement lorsque son utilisation en entier n’est pas forcément nécessaire.

Vous pouvez ainsi valider vos modèles sans forcément être dans une application rails, ni utiliser Active Record.
Avec arel, vous pouvez générer des requêtes SQL sans dépendre de rails (à terme du moins. Pour le moment, vous dépendez toujours d’ActiveRecord).

Avec bundler, vous gérez les dépendances de votre projet, qu’il utilise rails ou pas.
Regardez comment je fais pour jesus !
Je ferai une présentation de bundler au prochain apéro Ruby à Lyon. Venez donc y assister !

Je découvre donc cet article. Et le trouvant intéressant, je le partage avec Julien qui bosse dans le même bureau que moi.
Sa réaction a été « c’est vraiment en train de devenir inaccessible pour les débutants, rails. Trop compliqué » (je répète pas les choses mot pour mot, désolé).

Ce à quoi je réponds : NON !.
Pour un débutant découvrant le framework, celui-ci reste toujours aussi simple. Le screencast créer un blog avec rails en 15 minutes est parfaitement adaptable pour rails 3.

Et ce parce que de base, rien ne change !
L’idéologie de rails est toujours convention over configuration et les API ne changent pas fondamentalement (sauf peut-être pour ActionMailer. Mais ce n’est pas encore implémenté).

Ainsi votre contrôleur ressemblera toujours à ceci :

class PostController < ApplicationController
  def index
    @posts = Post.all
  end
end

Votre modèle ressemblera toujours à cela

class Post < ActiveRecord::Base
  validates_presence_of :title, :content
end

Et votre vue ressemblera toujours à cela :

<% @posts.each do |post|  %>
    <p>
        <%= post.title %>
        <%= post.content %>
    </p>
<% end %>

Vos routes quant à elles, au lieu de ressembler à cela :

ActionController::Routing::Routes.draw do |map|
  map.resource :post
end

Ressembleront à cela :

ApplicationRails3::Application.routes.draw do |map|
    resources :post
end

Et rien qu’avec ça, vous avez le début de votre blog vous permettant déjà de visualiser la liste de tous vos articles.

« seul » le fonctionnement en interne change (et ce radicalement). Les API utilisées dans votre application ne changent, pour la plupart pas.
Et si elles changent, la retro compatibilité devrait évidemment être assurée pendant pendant une version.

Moralité : non, rails ne se dirige pas vers une usine à gaz tel que J2EE. Oui, rails conserve sa simplicité. Et oui rails prends énormément en puissance.

Vous pouvez, en Ruby, comme avec tout langage évolué, générer et gérer des exceptions.

Exemple rapide :

begin
    raise "Only a test"
rescue
    # Le raise nous emmene ici
end

Ainsi, nous pouvons aisément gérer les erreurs générées par notre application et éviter de tout casser pour un simple enregistrement non trouvé dans la base de données.
Tous vos modèles et vos contrôleurs dans Rails pourront soulever des exceptionset elles seront gêrées par l’application.

Ainsi si, dans votre contrôleur, vous avez :

Post.find params[:id]

Et que l’uplet ayant pour clé primaire params[:id] n’existe pas, une exception ActiveRecord::RecordNotFound sera soulevée.
En développement vous verrez un beau message d’erreur et en production une belle erreur 500.
Mais nous ne voulons pas de cette erreur 500. Si l’enregistrement ne peut pas être trouvé, cela signifie que la page n’existe pas et alors, on désire une erreur 404.

En Ruby pur, nous ferions donc :

begin
    Post.find params[:id]
rescue ActiveRecord::RecordNotFound
    # On affiche l'erreur 404
end

Vade retro beurk !

Rendons nous plutôt dans application_controller et utilisons rescue_from (ou dans rails 3).
Nous allons donc avoir, dans ApplicationController :

rescue_from ActiveRecord::RecordNotFound, :with => :render_missing
def render_missing
    render :file => "#{RAILS_ROOT}/public/404.html", :status => 404
end

Rails s’occupe de faire l’appel à cette méthode lorsque l’exception est soulevée et nous avons bien notre erreur 404 générée :)

Bien évidemment, vous pouvez gérez n’importe quelle exception avec rescue_from et ainsi éviter les erreurs 500 pas jolies et qui anéantissent l’expérience utilisateur afin de les remplacer par des joli messages.

Attention cependant à ne pas partir dans des excès ! En voici typiquement un.
Ok pour gérer les exceptions dans le contrôleur lorsqu’elles ont un impact direct sur l’utilisateur (service indisponible, erreur 404, …).
Mais pas pour gérer toutes les erreurs comme ceci.
Ne vous amusez donc pas à utiliser rescue_from afin de gérer les enregistrements invalides. Travaillez intelligemment :)

Rassurez vous, je ne vais pas parler de religion.
Depuis quelques semaines déjà, j’utilise God afin de monitorer efficacement les divers processus sur mon serveur.

Ca fonctionne bien. Mais visualiser rapidement l’état de ceux-ci n’est pas évident car il faut pour cela se connecter en SSH et faire un « god status ». Pas super cool.
Après avoir cherché et pas trouvé d’interfaces web pour God, j’ai donc décidé de m’attaquer à en faire une.

Voici donc aujourd’hui la première version de l’interface entre God et les humains, j’ai nommé Jesus.
Il s’agit d’une application Ruby utilisant Sinatra.

Pour le moment, une seule action est possible : visualiser les processus gerés par God et voir si ils sont exécutés ou non.
Mais à l’avenir, il sera également possible de visualiser les logs pour chacun des processus.
Et de démarrer ou arrêter en « live » des processus.

Alors n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil et à me transmettre vos remarques :)

L’annonce a été faite il y a de cela un an, Rails 3 est en cours de développement.
Cela sera la prochaine version du meilleur framework web (sauf possibles releases de sécurité).

A l’heure actuelle, la 3.0 est une 3.0.pre. L’utiliser sur une application en production est donc fortement déconseillé. Et même en développement, c’est pas évident.
En revanche il est tout à fait possible d’installer cette nouvelle version dans un but de test.

Allons y pour cette installation.
Vous devez commencer par récupérer la version edge du framework. Pour cela il faut que GIT soit installé sur votre machine.
Faites un git clone du repository rails dans le répertoire de votre choix.

> cd ~/
> git clone git://github.com/rails/rails.git

A partir de ce moment, vous pouvez créer une nouvelle application rails3.

~/rails/railties/bin/rails test3

Cependant il va nous manquer quelques dépendances pour pouvoir exécuter cette application.
Tout d’abord il nous faut installer bundler, le nouveau gestionnaire de dépendances développé par Yehuda Catz.

sudo gem install bundler

Puis rendez vous dans votre application et éditez le fichier Gemfile
Placez-y les dépendances suivantes :

gem "rack",          "1.0.1"
gem "rack-mount",    :git => "git://github.com/rails/rack-mount.git"
gem "rack-test",     "~> 0.5.0"
gem "erubis",        "~> 2.6.0"
gem "arel",          :git => "git://github.com/rails/arel.git"
gem "sqlite3-ruby"
gem "rails", "3.0.pre", :git => "git://github.com/rails/rails.git"

Toutes ces dépendances seront installées automatiquement lorsque le framework passera en Beta1 et qu’il sera disponible sous la forme d’un gem.
En attendant il vous faut les installer de manière semi automatique.

Après avoir placé ces dépendances, vous pouvez les installer avec un

gem bundle

Et voila ! Vous avez votre application rails3 fonctionnelle !
Un petit

ruby script/server

Et en vous rendant à l’adresse http://localhost:3000/, vous verrez votre nouvelle application lancée.

Pour commencer à tester, faites comme d’habitude.
Générez un contrôleur et un modèle.

ruby script/generate controller index
ruby script/generate model page

Et commencez à développer.
Vos contrôleurs, modèles et vues ne changent pas de place. Mais certaines fonctionnalités peuvent ne plus être disponibles.
A vous de découvrir les nouveautés au fur et à mesure. Je ferai peut-être quelques articles ici pour certaines d’entre elles.

Ce matin je suis tombé sur un gem sympa. Il s’agit de gem stats.
L’idée est cool. Les gem hébergés sur gemcutter (et vu que bientôt, gemcutter.org deviendra rubygems.org, c’est 99.99% des gems ruby) ont des statistiques publiques. Il est donc possible à n’importe qui, via l’API gemcutter, de connaitre la version actuelle d’un gem et son nombre de téléchargements.

Et c’est ce que fait gem stats. Après l’avoir installé, si vous tapez

gem stats rails

Vous verrez la version la plus récente du gem ainsi que son nombre de téléchargements. Sympa :)

Mais ce dont je veux parler ici, c’est la manière dont ça fonctionne … Comment ajouter la commande « stats » à gem.
Il suffit pour cela d’utiliser Command Manager.

Dans le répertoire lib de votre gem, créez un fichier que vous nommerez rubygems_plugin.rb.
Puis dans ce fichier vous devrez déclarez la commande que vous souhaitez créer.

require 'rubygems/command_manager'
Gem::CommandManager.instance.register_command :neat

Maintenant il faut créer le code approprié à cette commande.
Pour cela, créer le fichier lib/rubygems/commands/neat_command.rb
Ou, bien évidemment « neat » est le nom de votre commande (déjà indiqué dans le register_command plus haut).

Puis déclarons la classe qui va bien avec cette commande.

class Gem::Commands::NeatCommand < Gem::Command
    def initialize
        super 'neat', 'A useless but particularly neat example command'
    end
    def arguments
        ''
    end
    def usage
        "#{program_name} #{arguments}"
    end

    def execute
        puts "Isn't my new gem plugin cool ?"
    end
end

Ayé, vous n’avez plus qu’à installer votre gem et votre nouvelle commande sera effective.
Ce n’est pas le sujet de cet article. Mais je vous invite fortement à utiliser jeweler pour compiler le gem.

Une fois que ceci est fait, vous pouvez tester votre nouvelle commande par vous même :

gem help neat
gem neat

Il n’est pas rare d’avoir besoin de créer des tâches asynchrones dans vos applications. Si ces tâches sont à déclencher suite à l’action d’un utilisateur (édition d’une page, …), vous pouvez utiliser delayed job.
Mais si cette tâche doit être exécutée à interval régulier dans le temps, utiliser delayed job n’est pas faisable. Et il vous faudra créer un cron.

Pour cela je vais vous parler de Whenever.
L’utilisation est simpliste. Vous définissez tous vos crons dans config/schedule.rb. Et whenever se charge de générer automatiquement votre crontab.

Voici par exemple le document whenever pour RefStats.

every 1.minute do
  rake "crawler:work > #{RAILS_ROOT}/../shared/log/crawler.log"
end

every 1.day, :at => '2 am' do
  rake "maintenance:daily > #{RAILS_ROOT}/../shared/log/maintenance.log"
end

Toutes les minutes, le crawler récupérant les positions est lancé. Il s’agit d’une tâche rake.
Tous les jours à 2h du matin, la tâche « maintenance:daily » est lancée.

Suite à cela, depuis la base de votre projet, entrez en ligne de commande :

whenever

Vous verrez alors la crontab générée par whenever. Uniquement affichée, par mise à jour.
Si vous désirez mettre celle-ci à jour, c’est cependant simple.

whenever –update-crontab ApplicationName

L’option ApplicationName doit être différente pour chacune de vos applications. Ainsi whenever ne modifie que la crontab relative à cette application.

Du coup dans votre processus de déploiement Capistrano, vous ajoutez une tâche pour whenever :

after "deploy:symlink", "deploy:update_crontab"
namespace :deploy do
    desc "Update the crontab file"
    task :update_crontab, :roles => :db do
        run "cd #{release_path} && whenever --update-crontab #{application}"
    end
end

Et votre crontab sera remise automatiquement à jour à chaque fois que vous déploierez votre application. Plus à se soucier de cela manuellement :)

 
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