Vous l’avez peut-être déjà constaté, je suis rentré de vacances avant hier.
J’ai passé ces vacances en Terre Sainte, visitant les divers endroits d’Israel et de la Palestine. Vous pouvez voir quelques unes des 800 photos que j’ai prises là-bas sur mon pool flickr (à l’heure de la publication de ce billet, je n’ai pas eu le temps de faire le post-traitement sur toutes. Mais ça arrive).
Partant avec un grand groupe (près de 2 000 français), j’ai eu la chance d’assister à deux conférences, une avec un Palestinien lorsque nous étions dans la ville de Bethléem.
Et une avec un Israélien, lorsque nous étions dans la ville de Jérusalem.
Je ne suis pas un expert en relations diplomatiques. Je vais donc tenter d’énoncer les faits tout en restant neutre.
Et je peux zapper certains éléments ou ne pas être au courant d’autres.
Côté Palestinien
Le Palestinien que nous avons eu la chance d’écouter est enseignant à l’université de Bethléem.
Pour lui, le mur de Jérusalem a pour seul but de pousser les Palestiniens à quitter leurs terres (ce que beaucoup font déjà, partant principalement aux USA) et permettre aux Israéliens de récupérer celles-ci.
On sens dans son discours un vrai dépit, une résignation et le manque total d’espoir.
On notera également les propos d’une étudiante en mathématiques qui aurait préféré étudier la physique.
Mais cela est impossible car elle est Palestinienne et cela pourrait lui permettre de construire des bombes.
Côté Israélien
Pour les Israéliens, on sens beaucoup la peur des attentats et une apparente volonté d’arrêter ceux-ci.
Ainsi, enfermer les Palestiniens dans leurs territoires avec le mur de Jérusalem est, pour eux, la seule solution à moyen terme de mettre un terme au conflit.
Le 29 juillet par exemple, les Juifs célébraient la destruction des premier et second temples. Le mur des lamentations était donc plein à craquer.
L’esplanade des mosquées était, quant à elle, fermée car les autorités Israéliennes avaient peur que certains extrêmistes Juifs ne « posent la première pierre du 3e temple » (= ne fassent sauter l’une des mosquées).
Ce qui aurait eu pour effet, bien évidemment, de provoquer la 3e intifada.
On sens d’autant plus cette peur lorsque l’on arrive dans le pays et qu’on en repars.
Mon sac (qui était dans la soute de l’avion) a donc été ouvert.
J’avais un stylo, il a été débouché (au cas ou je ne cache de la poudre dedans ?).
J’avais un duvet et une gourde attachés au dessus du sac, ils ont disparu (je pense qu’ils ont du « oublier » de les rattacher lorsqu’ils ont ouvert le sac).
Et la question à laquelle nous avons tous eu droit en repartant a été « avez-vous été en contact avec des Palestiniens ? Vous ont-ils offert des cadeaux ? »
Aucun cadeau offert. J’ai cependant préféré éviter de mentionner le numéro de téléphone et l’email que l’un des Palestiniens rencontrés à Bethléem m’a fourni.
En conclusion
Il n’y a aucune résolution possible du conflit à court terme. Mais cela, beaucoup s’en seront déjà doutés.
Les Israéliens sont clairement en position dominante mais ils n’ont pas beaucoup plus d’espoir que leurs voisins Palestiniens.
Pour finir on notera une phrase du secrétaire général Israélien délégué au tourisme qui nous a dit, juste avant notre départ « vous avez pu constater comment il est facile de traverser le mur pour aller en Palestine ».
Nous nous posons donc toujours la question de savoir si ce dit passage nous a effectivement été facilité afin de nous pousser à dire du bien d’Israel à notre retour.






